DELF B2 · Interview écrite (compréhension fine)
L'interview : gardien de refuge
Lisez l'entretien, puis répondez aux questions. (~25min à l'examen — ici, prends ton temps)
Document
« Le refuge n'est pas un hôtel » — entretien avec Paul Weber, gardien de refuge de montagne
Vous gardez le refuge du Lac Noir depuis onze ans. Qu'est-ce qui a changé ?
La fréquentation, d'abord : elle a presque doublé. Je ne m'en plains pas — c'est le signe que la montagne attire à nouveau les jeunes. Ce qui m'inquiète, c'est autre chose : une partie des visiteurs arrive désormais avec les réflexes du tourisme classique. On me demande le code du wifi, l'heure du room service… Le refuge n'est pas un hôtel : c'est un abri que l'on partage.
La technologie n'a-t-elle rien apporté de bon là-haut ?
Si, bien sûr, et il faut le dire : les applications météo ont rendu la montagne plus sûre, et le téléphone a sauvé des vies. Je ne suis pas un nostalgique qui voudrait revenir aux lampes à pétrole. Ce que je conteste, c'est l'illusion que la connexion dispense de la prudence : un smartphone ne remplace ni une carte, ni l'expérience, ni l'humilité.
Que diriez-vous à un lycéen qui hésite à monter ?
Viens, mais viens vraiment : préviens quelqu'un, regarde le ciel, accepte de renoncer si la météo tourne. La montagne n'exige pas des héros — elle exige des gens attentifs. C'est une école formidable pour ça : là-haut, on apprend vite que renoncer n'est pas échouer.
1.Ce qui inquiète le gardien, c'est…
2.Vrai ou faux : le gardien rejette toute technologie en montagne.
3.Pour lui, le vrai danger de la connexion est…
4.« La montagne n'exige pas des héros — elle exige des gens attentifs » signifie que…
5.D'après l'entretien, « renoncer n'est pas échouer » veut dire que…
Réponds à toutes les questions pour corriger.