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DELF B2 · Article éducatif ou professionnel · exercice 2

Le mentorat en entreprise, remède à la solitude des débuts ?

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Le mentorat en entreprise, remède à la solitude des débuts ? Arriver dans une entreprise, c'est aussi affronter mille questions qu'on n'ose pas toujours poser : à qui s'adresser, comment se comporter, quelles règles non écrites respecter. Pour aider leurs nouvelles recrues à franchir ce cap, de plus en plus d'entreprises mettent en place un système de mentorat : un salarié expérimenté accompagne un débutant pendant ses premiers mois. Simple effet de mode, ou vraie réponse à un besoin ? Du côté des jeunes salariés, l'accueil est souvent chaleureux. « Pendant mes premières semaines, j'étais perdue. Avoir quelqu'un à qui poser mes questions bêtes, sans crainte d'être jugée, a tout changé », raconte Léa Bertin, embauchée il y a un an dans une entreprise de communication. Pour elle, le mentor n'est pas un supérieur qui évalue, mais un repère rassurant, ce qui fait toute la différence. Les entreprises, elles, y trouvent aussi leur compte. Un salarié bien accueilli reste plus longtemps et devient productif plus vite. « Former quelqu'un coûte cher. Le voir partir au bout de six mois parce qu'il s'est senti abandonné, c'est un gâchis que le mentorat permet d'éviter », explique une responsable des ressources humaines. Le dispositif séduit donc autant par générosité que par intérêt bien compris. Certaines recherches suggèrent qu'un accompagnement bien organisé peut améliorer la satisfaction des nouveaux salariés et favoriser leur maintien dans l'entreprise. Tout n'est pourtant pas si simple, nuance Antoine Rivière, consultant en management. « Le mentorat ne s'improvise pas. On désigne parfois un mentor au hasard, sans lui donner ni temps, ni formation. Résultat : il fait ce qu'il peut, entre deux réunions, et le jeune se sent un poids plutôt qu'un collègue. » Mal organisé, le dispositif peut ainsi produire l'inverse de ce qu'il promet. Le consultant pointe une confusion fréquente. « On mélange souvent mentor et chef. Si le mentor note le débutant ou rend des comptes sur lui à la direction, la confiance est impossible : le jeune n'osera plus rien avouer. » Pour que le mentorat fonctionne, insiste-t-il, il doit rester un espace protégé, où l'on a le droit de ne pas savoir. Antoine Rivière reste malgré tout convaincu de l'intérêt de la démarche. « Le besoin est réel : on n'apprend pas un métier seulement dans les manuels, mais au contact de ceux qui le pratiquent depuis longtemps. » Il plaide simplement pour qu'on prenne le mentorat au sérieux, en reconnaissant le temps qu'il demande. « Un mentor à qui l'on ne donne pas une minute n'est pas un mentor, c'est une case cochée sur un formulaire. »

1.En quoi consiste le mentorat décrit dans l'article ?1 pt

2.Pour Léa Bertin, qu'est-ce qui a « tout changé » à son arrivée ?1.5 pts

3.Pourquoi les entreprises ont-elles intérêt à ce dispositif ?1 pt

4.Selon Antoine Rivière, pourquoi le mentorat échoue-t-il parfois ?1.5 pts

5.Pourquoi ne faut-il pas confondre le mentor et le chef ?1.5 pts

6.Pourquoi Antoine Rivière reste-t-il favorable au mentorat ?1.5 pts

7.Que veut dire la formule « un mentor à qui l'on ne donne pas une minute… c'est une case cochée sur un formulaire » ?1 pt

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