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DELF B2 · Article de presse · exercice 1

Le vélo-cargo bouscule la livraison en ville

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Le vélo-cargo bouscule la livraison en ville Dans les rues encombrées des centres-villes, on les croise de plus en plus : de grands vélos à trois roues, chargés de colis, qui se faufilent là où les camionnettes patientent dans les embouteillages. Le vélo-cargo s'impose peu à peu comme une solution pour livrer le « dernier kilomètre », cette étape finale, la plus coûteuse et la plus polluante du transport des marchandises. Patron d'une petite entreprise de livraison à Bordeaux, Damien Rousset a remplacé ses camionnettes par une flotte de vélos-cargos. « En centre-ville, le vélo est souvent plus rapide que la voiture, affirme-t-il. Pas de bouchons, pas de problème de stationnement, on peut livrer davantage de colis dans le même temps. » L'économie le réjouit autant que l'écologie. « Un vélo coûte bien moins cher qu'un véhicule à moteur, à l'achat comme à l'entretien. » Il nuance pourtant son enthousiasme. « Soyons honnêtes : le vélo-cargo ne remplacera jamais le camion pour transporter un réfrigérateur ou livrer la banlieue. Il est surtout adapté aux courtes distances et aux charges légères. » Les élus y voient une bonne occasion de réduire les embouteillages dans les villes. « Chaque vélo, c'est une camionnette en moins dans nos rues », se félicite Awa Traoré, adjointe aux transports. Elle multiplie les mesures de soutien : pistes réservées, zones de livraison et subventions à l'achat. Mais elle prévient : « Pour que ça marche, il faut repenser la ville. Un vélo-cargo coincé dans la circulation automobile perd tout son avantage. » Tous ne crient pas victoire. Certains commerçants s'inquiètent. « On nous supprime des places de livraison pour les voitures, et les vélos ne suffisent pas toujours, proteste Gérard Lombard, qui tient une quincaillerie. Quand je reçois une palette de marchandises, ce n'est pas un vélo qui va me l'apporter. » Il réclame qu'on ne néglige pas les commerces qui reçoivent des marchandises volumineuses ou très lourdes. Les études confirment le potentiel du vélo-cargo : dans les zones denses, il peut assurer une large part des livraisons légères, en réduisant nettement la pollution et le bruit. Encore faut-il des pistes continues et des espaces de stationnement adaptés, faute de quoi le vélo perd l'avantage que lui donnent sa taille et sa souplesse. Mais son efficacité dépend aussi d'infrastructures adaptées. Damien Rousset reste mesuré. « Ce n'est pas une solution miracle, c'est une solution de bon sens, à sa juste place. » Awa Traoré partage cette prudence. « Le vélo-cargo ne réglera pas tout, mais il fait partie de la réponse. Une ville respirable, ce sera une addition de petites solutions, pas un coup de baguette magique. »

1.Qu'est-ce que le « dernier kilomètre » évoqué dans l'article ?1 pt

2.Selon Damien Rousset, en centre-ville, le vélo-cargo…1.5 pts

3.Quelle limite Damien Rousset reconnaît-il au vélo-cargo ?1.5 pts

4.Pour Awa Traoré, de quoi les villes ont-elles besoin pour développer les livraisons à vélo-cargo ?1.5 pts

5.Que reproche Gérard Lombard à ce changement ?1.5 pts

6.Que montrent les études sur le vélo-cargo ?1 pt

7.Comment Awa Traoré résume-t-elle le rôle du vélo-cargo ?1 pt

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