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DELF B2 · Article de presse · exercice 1

Le sport féminin sort de l'ombre

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Le sport féminin sort de l'ombre Dans de nombreuses disciplines, les compétitions féminines ont longtemps été beaucoup moins visibles à la télévision et dans les journaux. Les choses changent : lors des Jeux de Paris 2024, le sport féminin a représenté 37 % du volume horaire de retransmission, et la finale de basket féminin France–États-Unis a rassemblé en moyenne 6,4 millions de téléspectateurs. Mais le chemin vers l'égalité reste long. « Quand j'ai commencé, on jouait devant des tribunes vides, et personne n'en parlait, se souvient Léa Fontaine, ancienne footballeuse. Aujourd'hui, des petites filles portent le maillot de leur joueuse préférée. C'est un bouleversement. » Elle insiste pourtant sur ce qui reste à faire. « On nous montre davantage, c'est vrai. Mais, dans beaucoup de sports, les salaires, les moyens et la couverture régulière restent très inférieurs à ceux du sport masculin. La vraie égalité, ce n'est pas un match par an à la télévision. » « On nous félicite pour une finale, et le lendemain, plus personne n'en parle jusqu'à l'année suivante », regrette-t-elle. Journaliste sportif, Thomas Rivière reconnaît les progrès, mais aussi les habitudes du métier. « On entend souvent que si on parle peu du sport féminin, c'est parce que ça n'intéresse personne, explique-t-il. C'est faux, et les audiences le prouvent. En réalité, c'est l'inverse : moins on en parle, moins les gens s'y intéressent. » Pour lui, les médias ont un rôle à jouer. « L'intérêt du public, ça se construit. On ne découvre pas une championne du jour au lendemain si on ne l'a jamais montrée. » Du côté des clubs, on avance, mais prudemment. « Investir dans une équipe féminine, c'est un pari sur l'avenir, explique Nadia Lambert, dirigeante d'un club. Les recettes ne suivent pas encore, les sponsors* hésitent. » Elle refuse pourtant d'attendre que tout soit rentable. « Si on avait attendu que ce soit rentable pour investir, on ne l'aurait jamais fait. C'est en donnant des moyens qu'on crée l'intérêt, pas l'inverse. » Elle cite d'autres sports où un investissement patient a fini par attirer le public et les partenaires, preuve, selon elle, que rien n'est figé. Tous s'accordent sur un point : rien n'est encore acquis. Léa Fontaine veut rester confiante. « On a ouvert une porte. Il ne faut pas la laisser se refermer. » Thomas Rivière, lui, met en garde contre la tentation de se satisfaire trop vite des progrès réalisés. « Se contenter de quelques grands rendez-vous médiatiques, ce serait une erreur. L'égalité ne se mesure pas à un soir de fête, mais à ce qu'on montre tous les autres jours de l'année. »

sponsors* entreprise qui finance un club ou un sportif en échange de publicité.

1.Que montre l'évolution décrite au début de l'article ?1 pt

2.Quel changement Léa Fontaine considère-t-elle comme particulièrement significatif ?1.5 pts

3.Selon Léa Fontaine, qu'est-ce qui n'a pas encore changé ?1.5 pts

4.Quelle idée reçue Thomas Rivière conteste-t-il ?1.5 pts

5.Selon Thomas Rivière, comment les médias peuvent-ils contribuer au développement du sport féminin ?1.5 pts

6.Comment Nadia Lambert justifie-t-elle l'investissement dans une équipe féminine ?1 pt

7.Contre quelle erreur Thomas Rivière met-il en garde ?1 pt

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