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DELF B2 · Article de presse · exercice 1

Dates de péremption : la grande confusion

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Dates de péremption : la grande confusion En France, des millions de tonnes de déchets alimentaires sont produits chaque année, de la ferme à notre assiette. Tous ne correspondent pas à de la nourriture encore consommable, mais une partie du gaspillage vient bien d'une confusion : celle entre les deux grandes dates imprimées sur les emballages. D'un côté, la date limite de consommation, la fameuse mention « à consommer jusqu'au » ; de l'autre, la date de durabilité minimale, signalée par « à consommer de préférence avant le ». « Ces deux dates n'ont rien à voir », insiste Camille Fournier, nutritionniste. « La première concerne la sécurité : passé ce délai, un yaourt ou une barquette de viande peut devenir dangereux, même s'il paraît normal. La seconde ne concerne que la qualité. Un paquet de pâtes ou une boîte de conserve peut encore être consommé des mois après sa date, si l'emballage est intact et que le produit a été correctement conservé. Il peut toutefois avoir perdu une partie de son goût ou de ses qualités. » Selon elle, beaucoup de consommateurs jettent par précaution, faute de connaître cette différence. Les associations de lutte contre le gaspillage le constatent au quotidien. « On nous apporte des produits secs périmés depuis un an, encore parfaitement bons », raconte Malik Benais, bénévole dans une épicerie solidaire*. Pour lui, la responsabilité est partagée. « On a appris aux gens à avoir peur des dates. Résultat : au moindre doute, tout part à la poubelle. Pour les produits dont la date de durabilité minimale est dépassée, il faut vérifier l'état de l'emballage et du produit ; en cas de doute, mieux vaut ne pas le consommer. » Il réclame un étiquetage plus clair, qui distingue mieux les deux mentions. Du côté des distributeurs, on se défend de pousser au gaspillage. « On nous accuse souvent de retirer trop tôt les produits des rayons, répond Sophie Delcroix, qui dirige un supermarché. En réalité, la loi nous oblige à retirer de la vente les produits à date limite de consommation dès que cette date est dépassée. Nous n'avons pas le choix. » Elle reconnaît toutefois que les choses évoluent : ventes à prix réduits des produits proches de la date, dons aux associations, applications qui écoulent les invendus. Reste à changer les habitudes. Camille Fournier se veut optimiste. « Il ne s'agit pas de prendre des risques, mais de retrouver du bon sens. Une date de durabilité minimale dépassée n'est pas un ordre de jeter. » Malik Benais, lui, insiste sur l'ampleur de l'enjeu. « Derrière chaque produit gâché, il y a de l'eau, de l'énergie, du travail. Jeter un aliment encore bon, c'est jeter tout cela en même temps. »

une épicerie solidaire* commerce qui vend des produits à bas prix aux personnes en difficulté.

1.D'après l'article, qu'est-ce qui explique une partie du gaspillage alimentaire ?1 pt

2.Selon Camille Fournier, quelle est la différence entre les deux dates ?1.5 pts

3.Que dit Camille Fournier des produits portant la mention « à consommer de préférence avant le » ?1 pt

4.Pour Malik Benais, pourquoi les gens jettent-ils trop ?1.5 pts

5.Comment Sophie Delcroix répond-elle aux accusations faites aux distributeurs ?1.5 pts

6.Quelle évolution Sophie Delcroix reconnaît-elle dans son métier ?1.5 pts

7.Pourquoi, selon Malik Benais, jeter un aliment encore bon est-il grave ?1 pt

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