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DELF B2 · Article de presse · exercice 1

Le retour discret de la consigne en verre

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Le retour discret de la consigne en verre Longtemps reléguée au rang de souvenir, la consigne des bouteilles en verre réapparaît dans plusieurs régions françaises. Le principe est ancien : le client paie quelques centimes en plus, puis récupère cette somme en rapportant le contenant vide, qui sera lavé et réutilisé. Abandonné dans les années 1990 au profit du verre jeté puis recyclé, le système séduit de nouveau commerçants et collectivités. À Besançon, le brasseur Antoine Mercier a été l'un des premiers à se lancer. « On nous répétait que c'était compliqué, que les clients ne joueraient pas le jeu. C'est l'inverse qui s'est produit : les gens rapportent leurs bouteilles sans qu'on ait à insister », raconte-t-il. Pour lui, l'intérêt n'est pas seulement écologique. « Une bouteille réutilisée vingt fois, c'est vingt bouteilles que je n'achète pas. Sur une année, l'économie est loin d'être négligeable. » Il reconnaît toutefois que le lavage exige un équipement coûteux, hors de portée d'un petit producteur isolé. C'est précisément là que les choses se jouent, estime Nadia Belkaïd, chercheuse spécialisée dans la réduction des déchets. « Le réemploi n'a de sens que s'il est organisé à l'échelle d'un territoire. Si chaque producteur lave ses propres bouteilles dans son coin, on multiplie les transports et les machines, et l'avantage écologique diminue fortement. » Selon elle, l'erreur serait de croire que la consigne est bonne par nature : « Mal pensée, elle peut polluer davantage que le recyclage classique. Tout dépend des distances parcourues et du nombre de réutilisations réelles. » Les associations de consommateurs, elles, surveillent le prix. « Nous ne voulons pas que la consigne devienne un prétexte pour faire payer plus cher sans rien rendre », prévient Sophie Vasseur, porte-parole d'un collectif d'usagers. Elle rappelle qu'un contenant mal conçu, trop lourd ou trop fragile, décourage vite les clients. « Les gens sont prêts à faire un effort, à condition qu'il reste simple. » Elle met en garde contre les contenants trop lourds et les points de collecte trop éloignés : « Un bac à rapporter à l'autre bout de la ville, et la plus belle intention du monde finit à la poubelle de tri. » Reste la question de l'échelle. Quelques milliers de bouteilles circulant entre un brasseur et ses clients ne changeront pas la face du pays. Pour que le réemploi pèse vraiment, il faudrait des réseaux régionaux rassemblant des centaines de producteurs autour d'un même centre de lavage. Plusieurs expérimentations de ce type voient le jour, souvent soutenues par les collectivités. Nadia Belkaïd se veut prudente : « On a les outils, on a la demande. Ce qui manque encore, c'est la volonté de passer du geste symbolique à un système qui tienne debout économiquement. »

1.Le système de consigne décrit dans l'article consiste à…1 pt

2.Pour Antoine Mercier, l'expérience a surtout montré que…1.5 pts

3.Selon Antoine Mercier, le principal frein pour un petit producteur isolé est…1 pt

4.Pourquoi Nadia Belkaïd estime-t-elle que le réemploi doit être organisé collectivement ?1.5 pts

5.De quoi dépend, selon Nadia Belkaïd, le bénéfice environnemental de la consigne ?1.5 pts

6.Quelle crainte Sophie Vasseur exprime-t-elle à propos du prix de la consigne ?1.5 pts

7.D'après la fin de l'article, pour que le réemploi ait un réel impact, il faudrait…1 pt

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