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DELF B2 · Article de presse · exercice 1

Réparer plutôt que jeter : le pari du bonus réparation

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Réparer plutôt que jeter : le pari du bonus réparation Faire réparer son lave-linge ou ses chaussures plutôt que de les jeter : voilà ce que veut encourager le « bonus réparation », une aide qui réduit le coût de certaines réparations effectuées chez un réparateur labellisé. Lancé pour lutter contre le gaspillage, le dispositif suscite autant d'espoirs que de doutes. Dans son atelier de Lille, le réparateur Samuel Granger a vu passer davantage de clients depuis la mise en place de l'aide. « Avant, les gens hésitaient : réparer coûtait parfois presque aussi cher que racheter. Depuis que le bonus réduit le montant à payer, ils franchissent le pas », observe-t-il. Il y voit aussi une reconnaissance pour un métier longtemps méprisé. « On nous considérait comme des bricoleurs du passé. Aujourd'hui, on redevient utiles. » Il tempère cependant son optimisme : « Le bonus aide, mais il ne changera rien tant que les fabricants concevront des appareils difficiles, voire impossibles, à ouvrir et à réparer. » C'est là tout le problème, selon l'économiste Clara Vidal. « On soigne les symptômes sans toucher à la cause. Tant qu'il sera plus rentable de fabriquer du jetable, la réparation restera marginale. » Elle doute de l'efficacité d'une aide ponctuelle. « Une petite réduction sur la facture ne suffit pas si les appareils restent difficiles à réparer ou tombent en panne peu après la fin de la garantie. » Pour elle, la vraie solution passe par des règles obligeant les industriels à rendre leurs produits réparables et à fournir des pièces détachées pendant des années. Les associations de consommateurs, elles, saluent malgré tout un premier pas. « Ce n'est pas parfait, mais ça envoie un signal, estime Fatou Diallo, d'un collectif d'usagers. Les gens recommencent à penser qu'un objet cassé n'est pas forcément bon à jeter. » Elle insiste sur un bénéfice moins visible : « Au-delà de l'argent, le dispositif change les mentalités. On réapprend que réparer est normal. » Elle raconte que de jeunes clients, qui n'avaient jamais poussé la porte d'un atelier, repartent étonnés de voir qu'un objet qu'ils croyaient perdu retrouve une seconde vie. Les premiers bilans sont encourageants, mais le dispositif reste encore limité au regard du nombre d'objets jetés chaque année. Samuel Granger veut néanmoins y croire. « Chaque objet sauvé est une petite victoire. À la fin de l'année, ça compte. » Clara Vidal, plus sévère, prévient : « Si l'on se contente de ce bonus en se donnant bonne conscience, on aura raté l'essentiel. Le gaspillage ne se combattra pas avec des remises, mais en changeant la façon dont on fabrique les choses. »

1.Quel est l'objectif du « bonus réparation » ?1 pt

2.Selon Samuel Granger, qu'est-ce qui a changé le comportement des clients ?1.5 pts

3.Quelle limite Samuel Granger attribue-t-il au bonus ?1.5 pts

4.Pour Clara Vidal, le dispositif…1.5 pts

5.Selon Clara Vidal, la véritable solution consisterait à…1.5 pts

6.Que retient surtout Fatou Diallo du dispositif ?1 pt

7.Quel bilan l'article dresse-t-il des premiers résultats du bonus ?1 pt

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