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DELF B1 · Portrait / reportage · exercice 3

Malik, ancien pilote de rallye, sensibilise les jeunes à la sécurité routière

Vous lisez cet article sur le site Internet d'un magazine culturel. Répondez aux questions. (~35min à l'examen — ici, prends ton temps)

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Malik Ouahabi a 46 ans, et depuis six ans, il intervient dans les lycées de sa région pour sensibiliser les jeunes conducteurs aux dangers de la route. Ancien pilote de rallye professionnel pendant quinze ans, il a mis fin à sa carrière sportive après un grave accident lors d'une compétition, qui a profondément transformé son rapport à la vitesse. « J'ai longtemps considéré la vitesse comme une simple performance à maîtriser, se souvient-il. Mon accident m'a rappelé, brutalement, que même un pilote expérimenté n'est jamais totalement à l'abri d'un drame. » Après plusieurs mois de rééducation physique, Malik décide de ne pas reprendre la compétition, préférant réorienter son expérience vers la prévention plutôt que vers la performance pure. Il suit une formation de formateur en sécurité routière, tout en s'appuyant sur son expérience concrète de pilote pour rendre ses interventions plus crédibles auprès des jeunes, souvent peu réceptifs aux discours institutionnels classiques. « Les lycéens n'écoutent pas vraiment un policier leur réciter des statistiques. Mais quand un ancien pilote de rallye leur explique concrètement ce que représente un choc à cent kilomètres à l'heure, ça change complètement leur attention. » Une anecdote reste particulièrement marquante pour lui : après l'une de ses interventions, un lycéen est venu le voir en larmes, avouant avoir déjà pris le volant après avoir bu de l'alcool lors d'une soirée entre amis. « Il m'a dit que mon témoignage lui avait fait prendre conscience du danger qu'il avait fait courir à ses passagers, sans jamais y avoir vraiment réfléchi avant. » Le financement de ces interventions reste néanmoins limité. Malik dépend de commandes ponctuelles de la préfecture et de quelques établissements scolaires, sans aucun contrat garanti sur le long terme, ce qui l'oblige à compléter ses revenus par des activités de coaching sportif. « Certains mois, je ne sais pas combien d'interventions je pourrai assurer. C'est très différent de la stabilité d'un contrat de pilote professionnel. » Ce qui frappe, en écoutant Malik, c'est sa conviction que son ancienne carrière lui donne une légitimité particulière pour parler de sécurité routière. « Beaucoup pensent que les pilotes professionnels sont les plus dangereux sur la route. C'est faux : nous connaissons mieux que quiconque les limites réelles d'un véhicule, et donc les risques immenses pris par des conducteurs inexpérimentés. » Il regrette que la prévention routière reste encore insuffisamment développée dans les programmes scolaires français. Malik prépare aujourd'hui un programme d'intervention plus long, réparti sur plusieurs semaines, pour approfondir la sensibilisation au-delà d'une simple conférence ponctuelle. Une manière, dit-il, de véritablement changer les comportements, plutôt que de simplement marquer les esprits le temps d'une intervention.

1.Avant de sensibiliser les jeunes à la sécurité routière, Malik Ouahabi…1 pt

2.Malik a repris la compétition après sa rééducation, avant de finalement l'arrêter plus tard.1 pt

3.Pourquoi les interventions de Malik sont-elles plus efficaces qu'un discours institutionnel classique, selon le texte ?1.5 pts

4.Le lycéen évoqué dans le texte a avoué avoir déjà conduit après avoir bu de l'alcool.1.5 pts

5.Sur le plan financier, l'activité de Malik…1.5 pts

6.Selon Malik, les pilotes professionnels sont en réalité les conducteurs les plus dangereux sur la route.1 pt

7.Que prépare Malik aujourd'hui ?1.5 pts

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