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DELF B1 · Portrait / reportage · exercice 3

Agathe, ancienne cadre RH, dirige un refuge pour animaux de ferme

Vous lisez cet article sur le site Internet d'un magazine culturel. Répondez aux questions. (~35min à l'examen — ici, prends ton temps)

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Agathe Simon a 45 ans, et depuis six ans, elle dirige un refuge accueillant des animaux de ferme sauvés de l'abattage ou de la maltraitance, dans une exploitation du Berry. Cadre en ressources humaines pendant seize ans dans un grand groupe industriel, elle a quitté un poste stable après une remise en question personnelle profonde, liée à ses convictions sur la condition animale. « Je gérais des carrières, des recrutements, des licenciements, avec de moins en moins de conviction au fil des années, raconte-t-elle. Un jour, j'ai visité un refuge similaire lors d'un week-end, et j'ai découvert des animaux capables d'une sensibilité que je ne soupçonnais absolument pas. Ce jour-là, quelque chose s'est définitivement transformé en moi. » Agathe met alors deux années à préparer son projet, en économisant patiemment avant d'acheter une petite exploitation à reconvertir entièrement en refuge. Elle n'avait aucune expérience avec les animaux de ferme. Elle a appris en travaillant bénévolement dans plusieurs refuges similaires, en suivant une formation vétérinaire de base, et en s'informant intensivement sur les besoins spécifiques de chaque espèce accueillie. « Chaque animal a une histoire et des besoins différents. Un cochon traumatisé ne se rassure pas comme une vache, ni comme une chèvre. Il a fallu apprendre énormément, très vite. » Une anecdote reste particulièrement marquante pour elle : l'arrivée d'un cheval de trait épuisé, destiné à l'abattoir après des années de travail intensif, totalement méfiant envers les humains à son arrivée. « Il a fallu six mois avant qu'il accepte de s'approcher de moi. Le jour où il a enfin posé sa tête sur mon épaule, j'ai pleuré comme jamais dans mon ancienne carrière. » Le fonctionnement du refuge reste néanmoins fragile financièrement. L'entretien de plusieurs dizaines d'animaux coûte cher, entre nourriture, soins vétérinaires et infrastructures adaptées, et Agathe dépend presque entièrement de dons individuels et de parrainages d'animaux par des particuliers. « Certains mois sont très tendus financièrement. Mais je refuse catégoriquement de refuser un animal en détresse, même quand le budget est serré. » Ce qui frappe, en écoutant Agathe, c'est sa conviction que ces animaux méritent une fin de vie digne, loin de la logique de production intensive qu'elle observait auparavant. « On considère souvent les animaux de ferme comme de simples ressources économiques. Pourtant, ils ressentent la peur, l'attachement, la confiance, exactement comme nos animaux de compagnie. » Elle regrette que trop peu de personnes mesurent la sensibilité réelle de ces animaux, souvent réduits à leur seule valeur marchande. Agathe prépare aujourd'hui des visites pédagogiques pour les écoles, afin de sensibiliser les enfants à la sensibilité animale dès le plus jeune âge. Une manière, dit-elle, de transmettre à la génération future une vision différente de sa relation avec ces animaux.

1.Avant de diriger le refuge, Agathe Simon…1 pt

2.Agathe a acheté son exploitation immédiatement après sa visite d'un refuge similaire.1 pt

3.Comment Agathe a-t-elle appris à s'occuper des animaux de ferme ?1.5 pts

4.Le cheval de trait a immédiatement fait confiance à Agathe dès son arrivée au refuge.1.5 pts

5.Sur le plan financier, le refuge d'Agathe…1.5 pts

6.Selon Agathe, les animaux de ferme ne ressentent ni peur ni attachement, contrairement aux animaux de compagnie.1 pt

7.Que prépare Agathe aujourd'hui ?1.5 pts

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