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DELF B1 · Portrait / reportage · exercice 3

Simon, ancien architecte, construit des refuges de montagne écologiques

Vous lisez cet article sur le site Internet d'un magazine culturel. Répondez aux questions. (~35min à l'examen — ici, prends ton temps)

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Simon Gallet a 42 ans, et depuis six ans, il conçoit et construit des refuges de montagne écologiques dans les Alpes, alimentés uniquement par l'énergie solaire et sans aucun raccordement au réseau électrique classique. Architecte spécialisé dans les bureaux et centres commerciaux pendant quinze ans, il a quitté ce secteur après un long questionnement sur le sens de son métier. « Je concevais des bâtiments climatisés en permanence, consommant une énergie considérable, alors que je passais mes vacances en montagne à admirer des refuges d'un autre temps, se souvient-il. Un jour, le gardien d'un vieux refuge délabré m'a proposé de réfléchir à sa reconstruction. J'ai accepté sans hésiter, malgré un salaire bien inférieur à celui que je touchais alors. » Simon a dû réapprendre un métier presque opposé à celui qu'il pratiquait auparavant : construire en haute altitude, avec des matériaux acheminés par hélicoptère, en tenant compte de conditions climatiques extrêmes que ses anciens projets ignoraient totalement. « Concevoir un centre commercial et un refuge à trois mille mètres d'altitude n'ont presque rien en commun. Il a fallu que je réapprenne à composer avec la neige, le vent, l'isolement. » Une anecdote reste particulièrement marquante pour lui : lors de la construction de son premier refuge, une tempête soudaine a bloqué son équipe pendant trois jours sur le chantier, sans possibilité d'évacuation par hélicoptère. « On a dormi dans des sacs de couchage, entassés dans une cabane provisoire. Cette expérience m'a appris l'humilité face à la montagne, bien plus que n'importe quel cours d'architecture. » Le financement de ces refuges reste néanmoins compliqué. Les coûts de construction en altitude sont considérablement plus élevés qu'en plaine, et les subventions publiques, bien qu'existantes, restent insuffisantes pour couvrir l'ensemble des projets identifiés comme prioritaires par les fédérations de montagne. « Certains refuges attendent des années leur rénovation, pendant que leur état continue de se dégrader dangereusement. » Ce qui frappe, en écoutant Simon, c'est sa conviction que ces refuges doivent devenir des modèles d'autonomie énergétique, à l'inverse de la construction urbaine classique. « En montagne, on ne peut pas gaspiller l'énergie comme en ville. Chaque refuge que je conçois m'oblige à repenser entièrement mes habitudes d'architecte, dans le bon sens. » Il regrette que ces principes d'autonomie ne soient pas davantage appliqués aux bâtiments urbains qu'il concevait auparavant. Simon prépare aujourd'hui la rénovation d'un refuge historique menacé de fermeture, avec l'ambition d'en faire un modèle national d'autonomie énergétique en montagne. Un projet ambitieux, dit-il, qui pourrait inspirer d'autres refuges à travers toute la chaîne alpine.

1.Avant de construire des refuges de montagne, Simon Gallet…1 pt

2.Simon a accepté le projet de reconstruction du refuge malgré un salaire inférieur à son ancien poste.1 pt

3.Comment les matériaux sont-ils acheminés sur les chantiers de Simon ?1.5 pts

4.Lors de la construction de son premier refuge, une tempête a permis une évacuation rapide de l'équipe.1.5 pts

5.Sur le plan financier, la construction de refuges en altitude…1.5 pts

6.Simon souhaiterait que les principes d'autonomie énergétique des refuges soient aussi appliqués aux bâtiments urbains.1 pt

7.Que prépare Simon aujourd'hui ?1.5 pts

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