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DELF B1 · Portrait / reportage · exercice 3

Yasmine, ancienne journaliste sportive, entraîne un club de rugby féminin

Vous lisez cet article sur le site Internet d'un magazine culturel. Répondez aux questions. (~35min à l'examen — ici, prends ton temps)

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Yasmine Belkacem a 35 ans, et depuis cinq ans, elle entraîne une équipe de rugby entièrement féminine dans une petite ville du Sud-Ouest, sport longtemps considéré localement comme réservé aux hommes. Journaliste sportive pendant dix ans, elle couvrait principalement des compétitions masculines pour un quotidien régional, avant de choisir de passer de l'autre côté du terrain. « Je racontais le sport des autres depuis des années, mais je ressentais une frustration grandissante à ne jamais pouvoir le pratiquer moi-même à haut niveau, raconte-t-elle. Un jour, en couvrant un petit tournoi amateur, j'ai découvert qu'aucune équipe féminine de rugby n'existait dans ma ville. J'ai décidé de la créer moi-même. » Yasmine quitte alors progressivement le journalisme pour se consacrer à ce projet, en conservant quelques piges occasionnelles pour assurer ses revenus. Elle obtient un diplôme d'entraîneuse, tout en recrutant, une à une, les premières joueuses de son équipe, souvent des femmes n'ayant jamais pratiqué de sport collectif auparavant. « Certaines pensaient que le rugby n'était pas fait pour elles. Il a fallu que je les convainque, une par une, souvent en leur proposant simplement d'essayer un premier entraînement sans engagement. » Yasmine se forme également à la gestion associative, indispensable pour développer durablement son club. Une anecdote reste particulièrement marquante pour elle : lors du premier match officiel de l'équipe, disputé devant un public presque exclusivement composé de familles sceptiques, l'équipe a remporté une victoire surprise. « Après le match, plusieurs pères de joueuses sont venus me voir, complètement bouleversés, en me disant qu'ils n'avaient jamais vu leur fille aussi fière d'elle-même. » Le développement du club reste néanmoins compliqué financièrement. Les équipements de rugby coûtent cher, et les subventions sportives municipales favorisent encore largement les clubs masculins historiques, mieux implantés depuis des décennies. « On me demande parfois pourquoi je me bats autant pour un sport encore minoritaire chez les femmes. C'est justement pour ça que je continue, pour que ça change vraiment. » Ce qui frappe, en discutant avec Yasmine, c'est sa conviction que le rugby féminin transforme profondément la confiance en soi de ses joueuses. « Beaucoup arrivent timides, persuadées de ne pas avoir leur place sur un terrain. Quelques mois plus tard, elles s'affirment complètement différemment, aussi bien sur le terrain que dans leur vie quotidienne. » Elle regrette que ce sport reste encore trop souvent moqué dans certains milieux, malgré une pratique en pleine croissance. Yasmine prépare aujourd'hui la création d'une équipe junior, pour permettre à de jeunes filles de découvrir ce sport dès l'adolescence. Une manière, dit-elle, d'assurer l'avenir de son club bien au-delà de la génération actuelle de joueuses.

1.Avant de créer son équipe de rugby féminin, Yasmine Belkacem…1 pt

2.Yasmine a créé son équipe après avoir constaté qu'aucune équipe féminine de rugby n'existait dans sa ville.1 pt

3.Comment Yasmine a-t-elle recruté ses premières joueuses ?1.5 pts

4.L'équipe a perdu son premier match officiel devant un public sceptique.1.5 pts

5.Sur le plan financier, le club de Yasmine…1.5 pts

6.Selon Yasmine, le rugby féminin reste encore parfois moqué dans certains milieux.1 pt

7.Que prépare Yasmine aujourd'hui ?1.5 pts

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