← Tous les documents

DELF B1 · Portrait / reportage · exercice 3

Sarah restaure de vieux vélos pour les offrir à des familles précaires

Vous lisez cet article sur le site Internet d'un magazine culturel. Répondez aux questions. (~35min à l'examen — ici, prends ton temps)

Document

Sarah Weiss a 27 ans, et depuis trois ans, elle répare des vélos abandonnés dans un atelier associatif de Strasbourg, avant de les offrir à des familles qui n'ont pas les moyens d'en acheter un neuf. Diplômée d'une école d'ingénieurs, elle travaillait auparavant dans un bureau d'études spécialisé dans les transports urbains. « Je concevais des plans de pistes cyclables sur ordinateur, sans jamais rencontrer les gens qui allaient réellement les utiliser, explique-t-elle. Un jour, en cherchant un vélo d'occasion pour moi-même, je suis tombée sur un atelier de réparation solidaire. J'y suis retournée bénévolement chaque semaine, puis j'ai fini par tout quitter pour m'y consacrer entièrement. » Sarah n'avait aucune compétence en mécanique cycliste au départ. Elle a appris auprès de bénévoles plus expérimentés, souvent d'anciens ouvriers ou passionnés amateurs, en démontant et remontant des dizaines de vélos avant de maîtriser les gestes essentiels. « Mes premières réparations étaient catastrophiques. Un vélo que j'avais réparé s'est complètement déréglé après deux jours. J'ai dû recommencer, humblement, sous le regard bienveillant des autres bénévoles. » Une anecdote reste particulièrement marquante pour elle : un jeune garçon de neuf ans, qui devait auparavant marcher une heure pour se rendre à l'école, a reçu son premier vélo grâce à l'atelier. « Sa mère est venue me remercier plusieurs semaines plus tard, en me disant que son fils arrivait désormais en classe reposé, et non plus épuisé par la marche. » Cette rencontre, dit Sarah, résume à elle seule l'utilité concrète de son engagement. Le fonctionnement de l'atelier reste néanmoins fragile financièrement. L'association vit de dons de vélos usagés, de subventions municipales modestes et de la vente de quelques réparations à prix libre pour ceux qui peuvent payer. « Certains mois, on manque cruellement de pièces détachées, et on doit parfois refuser une demande, ce qui est très frustrant. » Ce qui frappe, en discutant avec Sarah, c'est sa conviction que le vélo représente bien plus qu'un simple moyen de transport pour ces familles. « Un vélo, c'est l'autonomie pour aller travailler, accompagner ses enfants, se déplacer sans dépendre des transports en commun, parfois absents dans certains quartiers. » Elle regrette que les pouvoirs publics ne mesurent pas suffisamment l'impact social de ce type d'atelier, souvent perçu comme un simple loisir écologique. Sarah prépare aujourd'hui la création d'un deuxième atelier dans un quartier voisin, avec l'aide de plusieurs bénévoles formés grâce à elle. Une manière, dit-elle, de multiplier l'impact de ce projet, vélo après vélo, famille après famille.

1.Avant de travailler dans l'atelier associatif, Sarah Weiss…1 pt

2.Sarah a découvert l'atelier de réparation solidaire en cherchant un vélo d'occasion pour elle-même.1 pt

3.Comment Sarah a-t-elle appris la mécanique cycliste ?1.5 pts

4.Grâce à l'atelier, un jeune garçon a pu recevoir un vélo pour se rendre à l'école plus facilement.1.5 pts

5.Financièrement, l'atelier de Sarah…1.5 pts

6.Selon Sarah, les pouvoirs publics mesurent pleinement l'impact social de ce type d'atelier.1 pt

7.Que prépare Sarah aujourd'hui ?1.5 pts

Réponds à toutes les questions pour corriger.