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DELF B1 · Portrait / reportage · exercice 3

Inès organise des cours de natation pour les femmes qui ont peur de l'eau

Vous lisez cet article sur le site Internet d'un magazine culturel. Répondez aux questions. (~35min à l'examen — ici, prends ton temps)

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Inès Chevalier a 32 ans, et depuis quatre ans, elle anime des cours de natation réservés aux femmes qui n'ont jamais appris à nager, souvent par peur ou par manque d'accès à une piscine durant leur enfance. Ancienne assistante de direction dans une entreprise de logistique, elle a bâti ce projet presque seule, à partir d'une expérience personnelle douloureuse. « Je ne savais pas nager jusqu'à l'âge de vingt-huit ans, et j'en avais terriblement honte, confie-t-elle. Un jour, lors de vacances en famille, j'ai failli me noyer dans une piscine peu profonde, sous le regard affolé de mes enfants. » Cet épisode la pousse enfin à apprendre à nager, avec un maître-nageur particulièrement patient, avant qu'elle ne décide de transmettre à son tour cette compétence à d'autres femmes dans la même situation qu'elle. Inès obtient alors un diplôme d'éducatrice sportive, tout en gardant un emploi à temps partiel pour financer sa formation. « J'ai dû apprendre énormément de patience, en observant d'autres formateurs travailler avec des adultes anxieux, très différents des enfants qu'on apprend d'habitude à nager. » Elle organise ses premiers cours dans une piscine municipale, à des horaires réservés exclusivement aux femmes, pour respecter certaines convictions religieuses ou simplement la pudeur de certaines participantes. Une séance reste particulièrement marquante pour elle : une femme de cinquante-cinq ans, terrorisée par l'eau depuis un accident d'enfance, a réussi, après des mois de patience, à flotter seule pendant quelques secondes. « Elle a éclaté en sanglots au milieu du bassin. Elle m'a dit qu'elle attendait ce moment depuis quarante ans, sans jamais oser franchir le pas. » Le financement de ces cours reste néanmoins compliqué. Les créneaux réservés coûtent cher à la ville, et certaines subventions ont été supprimées, jugées par certains élus comme trop spécifiques ou peu prioritaires. « On me demande parfois pourquoi je ne propose pas simplement des cours mixtes classiques. Mais pour certaines femmes, ce cadre particulier est la seule condition pour oser entrer dans l'eau. » Ce qui frappe, en discutant avec elle, c'est sa conviction que savoir nager reste une question de sécurité avant tout, bien au-delà du simple loisir. « Chaque année, des personnes se noient faute d'avoir appris à nager, souvent des femmes qui n'ont jamais eu cette chance dans leur enfance. Ce n'est pas un détail, c'est une urgence. » Elle regrette que peu de villes proposent ce type de dispositif adapté, alors que la demande dépasse largement les places disponibles. Inès prépare aujourd'hui l'ouverture d'un deuxième créneau dans une ville voisine, avec l'aide d'une collègue récemment formée. Une manière, dit-elle, de répondre enfin à une liste d'attente qui ne cesse de s'allonger depuis l'ouverture de son premier cours.

1.Avant d'animer des cours de natation, Inès Chevalier savait déjà très bien nager depuis l'enfance.1 pt

2.Qu'est-ce qui a poussé Inès à apprendre elle-même à nager ?1.5 pts

3.Pourquoi Inès organise-t-elle ses cours à des horaires réservés aux femmes ?1 pt

4.La femme de cinquante-cinq ans a réussi à flotter seule après des mois de patience.1.5 pts

5.Sur le plan financier, les cours d'Inès…1.5 pts

6.Selon Inès, apprendre à nager est avant tout une question de sécurité.1 pt

7.Que prépare Inès aujourd'hui ?1.5 pts

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