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DELF B1 · Portrait / reportage · exercice 3

Un accueil de jour aide aussi les familles touchées par Alzheimer

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Sylvie Lemoine a 48 ans. Depuis six ans, elle dirige un accueil de jour pour personnes âgées atteintes de la maladie d'Alzheimer, dans une petite ville de la Sarthe. Infirmière à l'hôpital pendant dix-huit ans, elle a quitté l'hôpital après avoir vu combien les familles restaient seules face à cette maladie. « À l'hôpital, on soignait les patients, mais on oubliait complètement leurs proches, épuisés et souvent découragés, raconte-t-elle. Un jour, la fille d'un patient m'a avoué qu'elle n'avait pas dormi une nuit complète depuis deux ans. Ce jour-là, j'ai compris qu'il fallait aussi aider les proches. » Sylvie décide alors de créer une structure où les malades sont accueillis la journée, offrant enfin un moment de repos à leurs familles. Elle a dû apprendre un métier différent de celui d'infirmière : préparer des activités qui conviennent aux personnes accueillies, former une petite équipe, gérer une association. « Soigner une maladie et accompagner au quotidien une personne qui a des difficultés à se souvenir et à reconnaître les autres sont deux choses très différentes. J'ai dû me former à des méthodes que l'hôpital ne m'avait jamais apprises. » Elle a suivi plusieurs formations sur l'accompagnement des troubles de la mémoire. Une scène l'a profondément touchée : une dame qui ne reconnaissait plus ses propres enfants s'est remise à chanter, mot pour mot, les chansons de sa jeunesse lors d'un atelier musical. « Sa famille pleurait en la voyant sourire. Même lorsque certains souvenirs disparaissent, les émotions peuvent rester. » L'accueil reste fragile financièrement. Les places coûtent cher, et les aides de l'État et des collectivités ne suffisent pas à payer toutes les dépenses, laissant certaines familles modestes sans solution. « Je dois parfois refuser une famille faute de place, alors que je sais à quel point elle est épuisée. » Pour Sylvie, on ne peut pas soigner un malade sans soutenir sa famille. « On parle beaucoup des malades, mais presque jamais de ceux qui les accompagnent jour et nuit. Pourtant, sans eux, tout s'écroulerait. » Elle regrette que ces proches qui aident restent si peu reconnus. Aujourd'hui, Sylvie se bat pour l'ouverture d'un second accueil dans une commune voisine, pour répondre à une liste d'attente de plus en plus longue.

1.Pendant dix-huit ans, Sylvie Lemoine…1.5 pts

2.Sylvie a créé cette structure pour offrir un moment de repos aux familles des malades.1 pt

3.Qu'a dû apprendre Sylvie en plus de son métier d'infirmière ?1.5 pts

4.La dame qui ne reconnaissait plus ses enfants a été incapable de chanter lors de l'atelier musical.1 pt

5.Que montre l'exemple de la dame qui s'est remise à chanter ?1.5 pts

6.Pour Sylvie, les familles n'ont pas besoin d'aide lorsque leur proche est malade.1 pt

7.Quel est le prochain projet de Sylvie ?1.5 pts

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