DELF B1 · Portrait / reportage · exercice 3
Dans la Drôme, une association protège les graines anciennes
Vous lisez cet article sur le site Internet d'un magazine culturel. Répondez aux questions.
Document
Corinne Vasseur a 43 ans. Depuis quatre ans, elle gère une grainothèque* associative dans un village de la Drôme, où chacun peut emprunter et échanger gratuitement des graines de légumes anciens. Développeuse informatique pendant quinze ans dans une entreprise de logiciels, elle a quitté ce métier après avoir découvert que beaucoup de légumes anciens disparaissaient peu à peu des jardins français.
« Je passais mes journées devant un écran, sans aucun contact avec la nature, raconte-t-elle. Un jour, ma grand-mère m'a confié quelques graines d'une tomate qu'elle cultivait depuis cinquante ans, qu'on ne trouve pas dans le commerce. J'ai réalisé que ces graines risquaient de disparaître après sa mort. » Corinne décide alors de créer un lieu pour garder et partager ces légumes menacés.
Elle n'avait aucune formation en jardinage. Elle a appris en s'associant à des jardiniers expérimentés et en suivant des stages sur la façon de conserver les graines, un travail précis : il faut récolter, sécher et trier chaque graine correctement. « J'ai dû tout apprendre : reconnaître une graine prête à être récoltée, la garder sans qu'elle pourrisse, noter son origine. Rien à voir avec mon ancien métier. »
Une belle surprise reste dans sa mémoire : une variété de haricot, presque disparue de la région, a été relancée grâce à une poignée de graines apportées par un habitant de quatre-vingts ans. « Deux ans plus tard, une dizaine de jardins du village cultivaient de nouveau ce haricot. C'était comme ramener une plante à la vie. »
La grainothèque reste fragile financièrement. L'association dépend de dons et de quelques aides financières de la mairie, insuffisantes pour employer quelqu'un à plein temps. « Certains mois, je travaille presque uniquement comme bénévole. Mais voir ces légumes revivre me suffit largement. »
Pour Corinne, ces graines anciennes appartiennent à tout le monde. « Une graine ne devrait jamais appartenir à une entreprise. Ces graines appartiennent à tous et se transmettent depuis des générations ; nous n'avons pas le droit de les laisser disparaître. » Elle regrette que peu de gens voient encore la richesse de ces plantes.
Corinne lance actuellement la création d'un réseau reliant plusieurs grainothèques de la région, pour échanger plus de variétés entre les villages.
* Grainothèque : lieu associatif où l'on emprunte, dépose et échange gratuitement des graines.
1.Avant de gérer la grainothèque, Corinne Vasseur…1.5 pts
2.Corinne a créé la grainothèque après avoir reçu des graines rares de sa grand-mère.1 pt
3.Comment Corinne a-t-elle appris à conserver les graines ?1.5 pts
4.La variété de haricot presque disparue n'a pas pu être relancée.1 pt
5.Financièrement, la grainothèque…1.5 pts
6.Selon Corinne, une graine ancienne ne devrait pas appartenir à une entreprise.1 pt
7.Quel est le projet de Corinne pour la suite ?1.5 pts
Réponds à toutes les questions pour corriger.