← Tous les documents

DELF B1 · Portrait / reportage · exercice 3

Il a quitté l'informatique pour restaurer de vieux tracteurs

Vous lisez cet article sur le site Internet d'un magazine culturel. Répondez aux questions.

Document

Louis Chevallier a 40 ans. Depuis cinq ans, il répare d'anciens tracteurs agricoles dans un atelier normand, et redonne vie à des machines parfois très vieilles, oubliées dans des granges depuis des années. Développeur informatique pendant douze ans dans une start-up parisienne, il a quitté ce métier après un gros épuisement au travail qui l'a beaucoup marqué. « Je travaillais quatorze heures par jour sur des projets qui changeaient tout le temps de direction, jusqu'à être complètement épuisé, se souvient-il. Après un arrêt maladie de plusieurs mois, j'ai eu le temps de réfléchir à ce que je voulais vraiment faire de ma vie. » Louis retrouve alors une passion d'enfance pour la mécanique, venue de son grand-père agriculteur, qui avait un vieux tracteur qu'il n'avait jamais réussi à faire redémarrer. Il apprend la mécanique agricole presque tout seul, en démontant patiemment ce tracteur familial. « Mes compétences en informatique m'ont aidé, bizarrement : chercher la solution à un problème, c'est un peu pareil, même sur un moteur plutôt que sur un programme. » Il se souvient d'un jour précis : le jour où le tracteur de son grand-père, silencieux depuis vingt ans, a enfin redémarré devant toute la famille réunie. « Mon grand-père, qui montre peu ses émotions d'habitude, a pleuré en entendant à nouveau ce moteur qu'il pensait ne plus jamais réentendre. » Financièrement, ce changement de métier rapporte peu. Louis vend ses tracteurs restaurés à des collectionneurs, mais chaque restauration demande plusieurs mois de travail soigné, et rapporte peu si on compte à l'heure. « Je gagne beaucoup moins qu'en informatique, mais le soir je suis fatigué physiquement, pas épuisé dans ma tête comme avant. » Pour Louis, ces vieilles machines racontent une histoire de la campagne qu'on oublie trop vite. « Chaque tracteur réparé, c'est un morceau de l'histoire de la campagne française qui continue d'exister, au lieu de rouiller dans une grange abandonnée. » Il regrette que trop peu de jeunes s'intéressent aujourd'hui à ce patrimoine mécanique. Louis rêve désormais de l'ouverture d'un petit musée associatif, où seront exposés certains de ses tracteurs, avec des témoignages d'anciens agriculteurs de la région.

1.Avant de changer de voie, Louis Chevallier…1.5 pts

2.Louis a quitté l'informatique après un gros épuisement au travail.1 pt

3.Comment Louis a-t-il appris la mécanique agricole ?1.5 pts

4.Le grand-père de Louis est resté indifférent en entendant le tracteur redémarrer.1 pt

5.Pourquoi ces vieux tracteurs comptent-ils pour Louis ?1.5 pts

6.Selon Louis, beaucoup de jeunes s'intéressent aujourd'hui à ce patrimoine mécanique.1 pt

7.Sur quel projet Louis travaille-t-il maintenant ?1.5 pts

Réponds à toutes les questions pour corriger.