DELF B1 · Article de société · exercice 2
Des lycéens aident les collégiens en difficulté à Sourvilliers
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Chaque mercredi après-midi, une quinzaine de lycéens de Sourvilliers retrouvent des élèves de sixième et de cinquième dans la bibliothèque municipale pour une séance de soutien scolaire un peu particulière : ici, pas de professeur, seulement des grands qui expliquent à des plus jeunes ce qu'ils ont eux-mêmes appris quelques années plus tôt.
Ce dispositif de mentorat scolaire entre élèves, baptisé Grands Frères des Maths, a été lancé il y a trois ans par une professeure de mathématiques du collège, frappée par le nombre d'élèves en difficulté sans solution d'aide accessible en dehors des cours. « On a pensé que des lycéens, plus proches en âge, pourraient parfois mieux se faire comprendre qu'un adulte », explique Nadia, à l'origine du projet, aujourd'hui coordinatrice bénévole du dispositif.
Les lycéens volontaires suivent une courte formation avant de commencer, pour apprendre à expliquer une notion sans se contenter de donner directement la réponse. « Le plus dur, c'est de résister à l'envie de faire l'exercice à la place du collégien. Il faut le guider, pas faire le travail pour lui », reconnaît Lucas, 17 ans, mentor bénévole depuis un an, encore étudiant lui-même en classe de première.
Pour Manon, 12 ans, en grande difficulté en mathématiques avant de rejoindre le dispositif, le changement a été net. « Avec un grand, j'ose poser des questions que je n'oserais jamais poser en classe devant tout le monde », confie-t-elle, visiblement plus confiante depuis le début de son accompagnement hebdomadaire par Lucas.
Les résultats, mesurés par les enseignants du collège, montrent une amélioration sensible des notes chez la majorité des collégiens suivis régulièrement, même si Nadia reconnaît que l'effet dépend beaucoup de l'assiduité de chacun et de la qualité du binôme formé entre mentor et élève accompagné.
Le dispositif souffre néanmoins d'un manque chronique de lycéens volontaires, la plupart étant eux-mêmes très occupés par leurs propres études, en particulier à l'approche des examens de fin d'année. Nadia espère convaincre le lycée d'accorder une reconnaissance officielle à cet engagement bénévole, sous forme de mention valorisée dans le dossier scolaire des élèves participants. Elle espère aussi étendre le dispositif à d'autres matières que les mathématiques, notamment le français, où les besoins d'accompagnement semblent tout aussi importants selon les enseignants du collège.
1.Qui participe au dispositif Grands Frères des Maths ?1 pt
2.Le dispositif a été lancé par une professeure de mathématiques du collège.1 pt
3.Selon Lucas, quelle est la principale difficulté du rôle de mentor ?1.5 pts
4.Manon ose poser plus de questions à Lucas qu'elle n'oserait en classe.1 pt
5.Que montrent les résultats mesurés par les enseignants du collège ?1 pt
6.Le dispositif manque actuellement de lycéens volontaires.1.5 pts
7.Que souhaite Nadia obtenir du lycée ?1 pt
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