À Toulouse, cuisiner les invendus pour lutter contre le gaspillage
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Dans la cuisine associative du quartier Saint-Michel, à Toulouse, une dizaine de participants épluchent, coupent et cuisinent des légumes légèrement abîmés, invendus la veille sur le marché voisin. L'atelier de cuisine anti-gaspillage, animé chaque jeudi soir par la cheffe bénévole Nadia, transforme ces produits fragiles en soupes, tartes et confitures maison.
L'initiative est née d'un partenariat entre une association de lutte contre le gaspillage alimentaire* et des commerçants du marché voisin, qui donnent désormais leurs invendus plutôt que de les jeter à la poubelle. « En France, on estime qu'un tiers de la nourriture produite finit à la poubelle, alors qu'elle est encore parfaitement consommable », rappelle Nadia, ancienne cuisinière dans la restauration collective avant de rejoindre l'association il y a deux ans.
Chaque atelier commence par un tri minutieux des légumes apportés, puis un menu s'improvise selon ce qui est disponible ce jour-là, sans liste de recettes préétablie à l'avance. « On apprend aux participants à cuisiner avec ce qu'ils ont, pas avec ce qu'ils avaient prévu d'acheter, c'est toute la différence », explique Nadia. Les plats préparés sont ensuite partagés entre tous les participants, qui repartent aussi avec des restes pour le lendemain midi.
Pour beaucoup, l'atelier est devenu un rendez-vous social autant que culinaire chaque semaine. « Je vivais seul, je ne cuisinais presque plus depuis mon veuvage. Ici, j'ai repris goût à préparer de vrais repas, et je me suis fait des amis fidèles », confie Marc, retraité venu presque chaque semaine depuis maintenant un an.
L'association aimerait multiplier ces ateliers dans d'autres quartiers de la ville, mais se heurte à un manque de locaux équipés d'une cuisine collective aux normes sanitaires en vigueur. Convaincre davantage de commerçants de donner leurs invendus reste également un travail constant, certains craignant encore des problèmes d'hygiène ou de responsabilité juridique.
Nadia reste optimiste malgré ces obstacles : « Chaque atelier qui se remplit, c'est une preuve de plus qu'on peut manger bien sans gaspiller. » La liste d'attente pour participer ne cesse, elle, de s'allonger de semaine en semaine. L'association réfléchit désormais à publier un petit livret de recettes anti-gaspillage, imaginées collectivement lors des ateliers, pour permettre aux participants de reproduire ces plats chez eux avec leurs propres invendus.
* Gaspillage alimentaire : fait de jeter de la nourriture encore consommable.
1.L'atelier de cuisine anti-gaspillage a lieu chaque jeudi soir.1 pt
2.D'où proviennent les légumes utilisés dans cet atelier ?1 pt
3.Selon Nadia, quelle proportion de la nourriture produite en France finit à la poubelle ?1.5 pts
4.Chaque atelier suit une liste de recettes fixée à l'avance.1 pt
5.Pour Marc, l'atelier lui a surtout permis de…1.5 pts
6.L'association arrive facilement à convaincre tous les commerçants de donner leurs invendus.1 pt
7.Que prévoit l'association pour l'avenir, selon la fin de l'article ?1 pt