Bernard fait du sport sur ordonnance de son médecin
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Depuis un an, sur ordonnance de son médecin, Bernard, 61 ans, diabétique, se rend deux fois par semaine à des séances de marche nordique encadrées par un éducateur sportif diplômé. Ce parcours, entièrement remboursé par sa mutuelle, s'inscrit dans le dispositif du sport sur ordonnance, de plus en plus proposé par les médecins généralistes français depuis quelques années.
Depuis 2017, la loi autorise les médecins à prescrire une activité physique adaptée* aux patients atteints de maladies chroniques : diabète, hypertension, certains cancers ou maladies cardiaques sévères. Plusieurs villes ont depuis mis en place des dispositifs municipaux gratuits ou à faible coût pour accompagner ces prescriptions médicales. « L'activité physique réduit les risques de complications et améliore nettement la qualité de vie des patients », explique le docteur Lemoine, généraliste à Nancy, à l'origine de la prescription de Bernard.
Les séances sont encadrées par des éducateurs sportifs formés spécifiquement à ces publics fragiles, capables d'adapter l'effort à chaque maladie. « On ne propose jamais le même exercice à un patient cardiaque et à quelqu'un en surpoids, chaque programme est construit selon le dossier médical », précise Karim, éducateur sportif municipal depuis six ans. Bernard, lui, a d'abord été sceptique : « Je détestais le sport depuis le lycée. Aujourd'hui, j'attends mes séances avec une réelle impatience. »
Le dispositif reste toutefois inégal selon les territoires concernés : certaines communes financent largement ces programmes, quand d'autres n'en proposent aucun, faute de budget ou d'éducateurs formés disponibles localement. De nombreux patients pourtant éligibles ignorent encore l'existence de ce droit à la prescription sportive remboursée.
Le docteur Lemoine espère que la pratique se généralisera dans les années à venir, à mesure que les études scientifiques prouvent de plus en plus son efficacité. Pour Bernard, le bénéfice dépasse largement la seule santé physique : « Ces séances m'ont aussi permis de rencontrer d'autres patients, on s'encourage mutuellement, ça change vraiment tout. » Il envisage même de proposer bientôt le dispositif à son voisin de palier, récemment diagnostiqué hypertendu, convaincu que le collectif compte autant que l'effort physique lui-même dans sa réussite personnelle et durable face à la maladie chronique.
* Activité physique adaptée : exercice sportif ajusté à l'état de santé d'une personne malade.
1.Combien de fois par semaine Bernard participe-t-il à ses séances de marche nordique ?1 pt
2.La loi autorise les médecins à prescrire du sport depuis 2017.1 pt
3.Selon le docteur Lemoine, quel est le principal bénéfice de l'activité physique pour ces patients ?1.5 pts
4.Bernard a tout de suite adoré le sport, dès sa jeunesse.1 pt
5.D'après le texte, le dispositif du sport sur ordonnance…1.5 pts
6.Tous les patients éligibles connaissent déjà ce droit à la prescription sportive.1 pt
7.Pour Bernard, quel bénéfice supplémentaire apportent ces séances, au-delà du sport ?1 pt