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DELF B1 · Article de société · exercice 2

Marguerite et Léa, une colocation entre deux générations

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Depuis la rentrée dernière, Marguerite, 82 ans, partage son appartement de trois pièces avec Léa, 21 ans, étudiante en droit à Bordeaux. Ce n'est pas une colocation ordinaire : Léa loge chez Marguerite contre un loyer très réduit, un peu de présence le soir et quelques services du quotidien. Ce système, appelé cohabitation intergénérationnelle, séduit de plus en plus de familles françaises confrontées à la solitude ou à la difficulté de se loger. Le principe a été formalisé il y a une quinzaine d'années par plusieurs associations spécialisées, qui mettent en relation des seniors disposant d'une chambre libre et des jeunes en recherche de logement abordable. Face à la crise du logement étudiant, la demande explose littéralement : une association bordelaise affirme avoir reçu trois fois plus de candidatures cette année que l'année précédente, notamment de la part d'étudiants venus d'autres régions. « Au début, j'avais peur de perdre mon indépendance », confie Marguerite, veuve depuis cinq ans et mère de deux enfants installés loin de Bordeaux. « En réalité, Léa respecte mon rythme, et moi le sien. On dîne ensemble presque tous les soirs, mais chacune garde son espace et son intimité. » Pour Léa, l'avantage est d'abord financier : elle paie 150 euros par mois, bien moins qu'un studio classique dans le centre-ville bordelais. Les associations qui organisent ces binômes* insistent sur l'importance d'un contrat écrit, précisant les horaires, les tâches attendues et les règles de vie commune, afin d'éviter les malentendus par la suite. Un entretien préalable, mené par un travailleur social, permet aussi de vérifier que les deux personnes s'entendent bien avant de s'engager durablement. Certaines cohabitations ne fonctionnent pas : des différences de rythme de vie ou d'habitudes quotidiennes peuvent créer des tensions, et il arrive qu'un binôme se sépare après quelques semaines seulement. Les associations proposent alors une nouvelle mise en relation, sans frais supplémentaires pour les deux parties concernées. Pour Marguerite, l'expérience a changé son quotidien : « Je n'ai plus peur du silence le soir. » Léa, elle, envisage déjà de recommander ce mode de vie à d'autres étudiants de sa promotion, convaincue par les bénéfices humains autant que financiers de cette formule de logement partagé.

* Binôme : ici, duo formé par un senior et un étudiant qui cohabitent.

1.Que reçoit Marguerite en échange du logement qu'elle offre à Léa ?1 pt

2.La cohabitation intergénérationnelle est un concept très récent, créé cette année.1 pt

3.D'après le texte, la demande de logements partagés entre générations…1.5 pts

4.Marguerite avait peur, au début, de perdre son indépendance.1 pt

5.Selon le texte, le contrat écrit proposé par les associations sert surtout à…1.5 pts

6.Toutes les cohabitations se déroulent sans aucune difficulté.1 pt

7.À la fin de l'article, que compte faire Léa ?1 pt

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