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DELF B1 · Article de société · exercice 2

Colette lit des histoires aux enfants hospitalisés de Nancy

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Tous les mardis après-midi, Colette pousse un petit chariot rempli de livres dans les couloirs du service pour enfants de l'hôpital de Nancy. Bénévole depuis deux ans pour l'association Histoires en Blouse, elle va de chambre en chambre proposer aux enfants hospitalisés une lecture à voix haute, quelques minutes ou une demi-heure, selon leur énergie du jour et l'avis des soignants. Le principe est né d'un constat simple partagé par plusieurs pédiatres : l'hospitalisation, souvent longue et angoissante pour un enfant, coupe brutalement avec le quotidien, l'école, les jeux entre amis. « La lecture permet de s'évader, ne serait-ce que quelques minutes, loin des examens médicaux », explique Colette, ancienne bibliothécaire aujourd'hui à la retraite depuis quatre ans. L'association forme ses bénévoles avant qu'ils n'entrent dans les chambres, notamment pour adapter le ton et le choix des histoires à l'état de l'enfant, parfois très fatigué ou sous traitement lourd. « On ne lit jamais un livre triste sans prévenir les parents au préalable, précise Colette. On observe beaucoup le visage de l'enfant pour savoir si l'histoire lui convient vraiment. » Les effets, selon le personnel soignant, dépassent largement le simple divertissement passager. « Les enfants sont souvent plus calmes après une lecture, cela facilite parfois les soins qui suivent immédiatement », observe une infirmière du service, présente depuis l'ouverture du dispositif. Certains parents profitent aussi du passage des bénévoles pour souffler quelques minutes, épuisés par des semaines entières passées auprès de leur enfant malade. L'association, financée par des dons et quelques subventions publiques, peine cependant à couvrir tous les hôpitaux qui en font la demande chaque mois. Le recrutement de nouveaux bénévoles reste un défi constant : la formation exige du temps, et tous les candidats ne sont pas prêts à affronter émotionnellement* un service pour enfants. Colette, elle, ne compte pas s'arrêter de sitôt. « Tant que je peux monter les escaliers avec mon chariot de livres, je continuerai », sourit-elle, avant de pousser doucement la porte d'une nouvelle chambre. D'autres hôpitaux de la région ont déjà pris contact avec l'association pour ouvrir, eux aussi, un service similaire dès l'année prochaine, à condition de trouver suffisamment de bénévoles formés et disponibles.

* Affronter émotionnellement : réussir à faire face à une situation difficile sur le plan des sentiments.

1.Que fait Colette chaque mardi après-midi ?1 pt

2.Pour Colette, être à l'hôpital éloigne l'enfant de sa vie de tous les jours.1 pt

3.Pourquoi l'association forme-t-elle ses bénévoles avant qu'ils n'entrent dans les chambres ?1.5 pts

4.Colette choisit ses histoires sans jamais prévenir les parents.1 pt

5.D'après l'infirmière citée, quel est l'effet des lectures sur les enfants ?1.5 pts

6.L'association trouve facilement tous les bénévoles dont elle a besoin.1 pt

7.Que se passe-t-il avec d'autres hôpitaux de la région, selon la fin de l'article ?1 pt

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