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DELF B1 · Article de société · exercice 2

À Roncourt, les applications anti-gaspi séduisent les commerçants

Vous lisez cet article sur Internet. Répondez aux questions. (~35min à l'examen — ici, prends ton temps)

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Il est 19h30 devant la boulangerie de la place centrale de Roncourt. Léa attend, téléphone à la main, qu'on l'appelle pour récupérer un panier surprise : viennoiseries, pain et quelques sandwichs invendus de la journée, à un prix bien inférieur à celui affiché en vitrine. « J'ai découvert l'application par une amie. Depuis, je fais presque toutes mes courses du soir comme ça », raconte-t-elle. Ces applications anti-gaspillage, apparues en France il y a une dizaine d'années, mettent en relation commerçants et particuliers pour éviter que des invendus encore parfaitement consommables finissent à la poubelle. Boulangeries, restaurants, supermarchés : chaque soir, ils publient leurs paniers restants, réservés en quelques clics et récupérés dans un créneau horaire précis. Pour Farid, boulanger à Roncourt depuis douze ans, le changement a été immédiat. « Avant, je jetais facilement une dizaine de baguettes par jour. Maintenant, presque tout part, et en plus ça me fait un peu de revenu supplémentaire », explique-t-il. Selon l'ADEME*, le gaspillage alimentaire représente en France plusieurs millions de tonnes de nourriture jetée chaque année, à tous les niveaux de la chaîne alimentaire. Le succès de ces applications repose sur un équilibre gagnant pour tout le monde : les commerçants limitent leurs pertes, les clients réalisent des économies, et l'environnement y gagne également, puisque produire de la nourriture jetée à la poubelle génère aussi des émissions inutiles. Certaines communes encouragent désormais activement les commerçants à s'inscrire sur ces plateformes. Des critiques existent cependant. Certains commerçants reprochent aux applications de prélever une commission jugée trop élevée sur chaque panier vendu, ce qui réduit leur marge déjà limitée. D'autres estiment que ce système, en valorisant les invendus, pourrait paradoxalement inciter certains commerces à produire davantage, en misant sur la revente à bas prix plutôt que sur une meilleure anticipation des quantités. Léa, elle, ne se pose pas ces questions au quotidien. « Je repars avec de bons produits, à moitié prix, en sachant que je participe à quelque chose d'utile », dit-elle simplement. Farid, de son côté, envisage désormais d'inscrire aussi sa deuxième boutique, ouverte récemment dans le quartier voisin, pour toucher encore davantage de clients soucieux de bien manger sans gaspiller.

* ADEME : Agence de la transition écologique, organisme public français.

1.Que récupère Léa devant la boulangerie ?1 pt

2.Ces applications anti-gaspillage existent en France depuis une dizaine d'années.1 pt

3.Depuis qu'il utilise l'application, Farid le boulanger…1.5 pts

4.Selon l'ADEME, le gaspillage alimentaire en France représente une quantité négligeable de nourriture.1 pt

5.Certains commerçants critiquent ces applications parce que…1 pt

6.Certains critiques pensent que ce système pourrait inciter à produire davantage pour revendre à bas prix.1.5 pts

7.Que compte faire Farid à l'avenir ?1 pt

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