Chez Loravel, le vendredi est devenu un jour de repos
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Depuis janvier dernier, les trente-deux salariés de l'entreprise Loravel, spécialisée dans la fabrication de meubles, ne travaillent plus que quatre jours par semaine, sans réduction de salaire. Le vendredi est désormais un jour de repos pour tous, une décision qui a fait couler beaucoup d'encre dans la région.
« Au départ, j'étais sceptique, avoue Thomas, le directeur. On m'avait prévenu que la productivité allait chuter. » Six mois plus tard, le constat le surprend lui-même : la production n'a pas baissé, et l'absentéisme a diminué de près de 30 %. Pour parvenir à ce résultat, l'entreprise a dû revoir entièrement son organisation, en supprimant les réunions inutiles et en concentrant le travail sur les tâches essentielles.
Ce modèle, testé dans plusieurs pays européens depuis quelques années, repose sur une idée simple : travailler mieux plutôt que travailler plus longtemps. Selon une enquête menée auprès des entreprises pionnières, la grande majorité des salariés concernés se disent plus concentrés et moins fatigués sur leurs quatre jours de présence.
Chez Loravel, l'ambiance a changé. « On profite enfin d'un vrai week-end de trois jours pour voir sa famille ou se reposer », témoigne Nadège, employée depuis huit ans. Certains salariés en ont profité pour reprendre une activité sportive régulière, d'autres pour s'investir davantage dans une association locale.
Tous les métiers ne se prêtent cependant pas facilement à cette organisation. Dans les secteurs qui exigent une présence continue, comme les hôpitaux ou les commerces, la mise en place de la semaine de quatre jours demande une réorganisation des plannings bien plus complexe, avec parfois un recours accru au travail en horaires décalés.
Certains syndicats restent aussi prudents, redoutant une intensification du travail masquée derrière un jour de repos supplémentaire. Thomas reconnaît que l'équilibre est fragile : « Il faut vraiment revoir les méthodes de travail, sinon on demande juste aux gens de faire la même chose en moins de temps, et ça ne peut pas durer. »
Malgré ces réserves, de plus en plus d'entreprises françaises, notamment des PME*, observent l'expérience de Loravel avec attention. Pour Thomas, le pari est en tout cas déjà gagné sur un point : « Mes équipes n'ont jamais été aussi motivées. »
* PME : petite et moyenne entreprise.
1.Chez Loravel, le passage à quatre jours s'est accompagné d'une baisse de salaire.1 pt
2.Selon Thomas, avant la mise en place du changement, il craignait…1 pt
3.Après six mois, l'absentéisme chez Loravel a augmenté.1.5 pts
4.D'après le texte, le modèle de la semaine de quatre jours repose sur l'idée de…1 pt
5.Tous les métiers s'adaptent facilement à la semaine de quatre jours.1 pt
6.Certains syndicats craignent que la semaine de quatre jours…1.5 pts
7.Pour Thomas, les équipes de Loravel sont aujourd'hui plus motivées qu'avant.1 pt