DELF B1 · Article de société · exercice 2
Les jardins partagés fleurissent en ville
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Depuis deux ans, l'ancien terrain vague de la rue des Lilas, à Bressonne, n'a plus rien d'un terrain vague. Des rangées de bacs en bois débordent de tomates, de courgettes et de fleurs, entretenues par une trentaine de familles du quartier. Bienvenue au jardin partagé « Les Mains Vertes », l'un des plus de 6 000 jardins collectifs qui existent aujourd'hui en France.
Le principe est simple : la mairie met un terrain à disposition d'une association, qui le divise en parcelles* individuelles ou en espaces cultivés collectivement. Chacun vient quand il veut, arrose, désherbe, récolte. « Je vis dans un appartement sans balcon. Ici, j'ai enfin un bout de terre à moi », explique Nadia, retraitée et membre du jardin depuis son ouverture.
Au-delà du plaisir de jardiner, ces espaces créent du lien social entre des voisins qui, souvent, ne se connaissaient pas. Des repas partagés sont organisés régulièrement, et les récoltes trop abondantes sont distribuées aux habitants du quartier. « On a vu des gens de 20 à 80 ans discuter autour d'un même carré de salades », raconte Julien, animateur de l'association qui coordonne le jardin.
Ces initiatives répondent aussi à une préoccupation écologique. Cultiver ses propres légumes limite le transport et les emballages, et favorise la biodiversité en ville : abeilles, papillons et oiseaux reviennent peu à peu dans ces espaces verts. Certains jardins accueillent même des ruches, installées par des apiculteurs amateurs**.
La demande dépasse largement l'offre actuelle. À Bressonne, la liste d'attente compte plus de cinquante familles, et la mairie promet un deuxième terrain pour l'année prochaine. Ailleurs, certaines municipalités hésitent encore, freinées par le coût d'entretien ou la crainte de conflits de voisinage autour des parcelles. Il faut aussi parfois gérer le vol de légumes ou le manque d'eau pendant les mois d'été, ce qui demande une organisation rigoureuse entre les membres de l'association.
Malgré ces obstacles, le mouvement continue de grandir. Pour Julien, l'important dépasse la simple production de légumes : « Un jardin partagé, c'est un endroit où on réapprend à vivre ensemble. » De plus en plus de villes moyennes s'inspirent de ces succès pour lancer leur propre projet.
* Parcelle : petit morceau de terrain.
** Apiculteur : personne qui élève des abeilles pour produire du miel.
1.Quel projet a été installé sur le terrain de la rue des Lilas ?1 pt
2.L'association doit trouver elle-même un terrain pour créer son jardin.1 pt
3.D'après le texte, le jardin partagé permet notamment…1.5 pts
4.D'après le texte, les jardins partagés favorisent le retour de certains animaux en ville.1 pt
5.À Bressonne, la demande de parcelles est…1.5 pts
6.La gestion de l'eau pendant l'été ne pose aucune difficulté aux jardiniers.1 pt
7.Pour Julien, l'enjeu principal d'un jardin partagé est…1 pt
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